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Chance, le cowboy porte-bonheur

17 juin 2019

Lorsqu’on sourit devant son travail, Bradley Chance Hays (surnommé Chance) est persuadé d’avoir accompli son devoir sur terre. «Procurer de la joie aux gens à travers l’art, c’est mon métier. C’est mon don. C’est ce que je laisserai derrière moi en mourant», confie-t-il. Nous avons eu la chance de rencontrer cet homme talentueux qui manie aussi bien le pinceau que le lasso. Faites connaissance vous aussi avec ce cowboy unique en son genre et découvrez comment il a réussi à combiner ses deux grands amours : l’art et le rodéo.

Un homme, deux passions

La flamme de Hays pour l'art s'allume lorsqu'il a environ 12 ans. Initié par le dessin et la peinture par sa mère, enseignante d'art, il s'inscrit à un concours national d'écriture et d'illustration de livre. Son œuvre intitulée Dragonfly remporte le premier prix. Il n'en faut pas plus pour embraser les étincelles. Environ au même moment, son père, cowboy de rodéo, l'introduit à la culture western. Il travaille dans un ranch, apprend à monter des chevaux, dresse des chiens de chasse et de troupeau, assiste à des rodéos… Grandement marqué par chacune de ces influences, Hays cherche une façon de combiner ses deux passions. Elle se présente à lui tout naturellement : utiliser ses talents artistiques pour capturer son expérience du mode de vie western.

 

Aujourd’hui, Hays voyage d’un rodéo à l’autre en Amérique du Nord, de l’Oklahoma à la Floride en passant par New York. Il y expose ses œuvres d’art en plus de participer aux compétitions de lasso. Bien qu’il avoue accorder moins de temps à la pratique du rodéo qu’à ses peintures, son tableau de compétition est impressionnant. Au cours des six dernières années, il s’est qualifié pour six circuits PRCA différents en Amérique du Nord. Cette année, il a aussi remporté le pretigieux Montana Circuit Finals Average. Cet accomplissement revêt une signification bien spéciale pour lui, puisque le tournoi se déroulait à Great Falls, au Montana, là où se trouve le musée dédié au célèbre artiste western Charles Marion Russel.

L’avenir de l’art western

Selon Hays, l’art western n’a guère changé depuis le 19e siècle. Charles Russel et Frederic Remington sont ceux qui ont le plus influencé le genre. Le style artistique western est resté fidèle à l’approche et aux couleurs employés par ces deux artistes renommés il y a plus de 100 ans. Bien qu’il apprécie l’art western traditionnel, Hays est d’avis que le genre mérite d’être libéré des conventions établies pour plaire au public d’aujourd’hui. «Pour que l’art western survive, il doit évoluer un peu», affirme-t-il.

Selon Hays, l’avenir de l’art western contemporain reside dans l’utilisation de couleurs inattendues et de nouvelles techniques qui réussissent à capturer le mouvement et l’émotion. Comme source d’inspiration actuelle, il cite le peintre new-yorkais LeRoy Neiman. Son style impressionniste transporte l’énergie et l’effervescence des événements sportifs à un tout autre niveau. Comme celles de Nieman, les œuvres de Hays mettent en vedette des teintes surprenantes, comme des pastels clairs, ainsi que des traits de pinceaux qui traduisent magnifiquement les actions et les émotions de ses sujets.

Les chevaux de Chance

Ce que Hays préfère peindre? Les chevaux. Pour lui, ces créatures majestueuses symbolisent la liberté. Leur force peut nous faire tomber comme nous faire vivre le plus beau des sentiments. Il suffit de savoir enfourcher cette force. «Mon but est d’illustrer ma passion pour ces animaux à travers mon art, à travers la façon dont je les peins et les dessine», nous explique-t-il. «Je souhaite que les gens les regardent et se disent : “Cet homme connaît vraiment les chevaux.” Je ne veux pas peindre de façon hypocrite, comme si je parlais de quelque chose que je ne connaissais pas. Je m’efforce d’orienter ma vie autour des chevaux pour bien les apprivoiser.»

Authenticité, individualité et perspective

Le mode de vie western authentique de Hays, voilà ce qui fait de lui un artiste unique. «Notre individualité se définit par le parcours qu’on emprunte, ce qu’on crée en chemin et la vie qu’on mène à travers tout ça. Je suis un vrai cowboy avec de vrais chiens de troupeau et de vrais chevaux. C’est ce qui fait la différence. Je n’emprunte pas de cheval au rodéo. J’ai moi-même élevé le cheval qui m’accompagne. Si je veux voir à quoi ressemble ce que je peins, je n’ai qu’à lever les yeux. Ça se trouve juste là, devant moi.» Ses connaissances et ses expériences en tant que cowboy de rodéo ont sculpté sa perspective d’artiste et lui ont permis de se distinguer. «Étant moi-même un participant, j’ai une vision des choses empreinte d’émotions. Les déceptions des échecs et les joies des réussites dessinent en moi une vaste palette de couleurs. Elles teintent la façon dont je me sens et la façon dont je peins.»

Le mot de la fin de Hays : l’art est personnel. «En achetant une pièce d’art, on achète une partie de l’artiste. C’est un fait indéniable.» Ça  ne pourrait être plus vrai pour Hays, qui réussit à marier ses passions dans chacune de ses pièces en restant fidèle à lui-même et à ses racines.